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CONGRÉGATION DES SACRÉS CŒURS
de JÉSUS et de MARIE
Gouvernements généraux des Frères et Soeurs, Rome

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Les sœurs SSCC ravivent la conscience vocationnelle (Espagne)

Le diocèse de Salamanque est devenu l'épicentre d'une profonde réflexion ecclésiale avec la célébration du Congrès Diocésain des Vocations sous le thème « Je vis — pour qui ? » L'événement a réuni plus de 500 personnes au Colegio Calasanz au cours de trois journées riches en conférences, ateliers et moments d'intense spiritualité. Lors d'un entretien récent, María Vidal Tinajero, religieuse des Sacrés Cœurs et membre de l'équipe organisatrice, a analysé les fruits d'une rencontre qu'elle a définie comme une « authentique expérience d'Église Vivante ».

Un hymne local qui franchit les frontières

Le Congrès de Salamanque est né de l'idée de transposer à l'échelon local l'expérience du précédent Congrès National des Vocations de Madrid. Ce qui avait été envisagé comme une aventure complexe a dépassé toutes les attentes, réservant une grande surprise : le parcours de son hymne officiel. Ce qui avait commencé comme une composition d'ancrage strictement salmentin est devenu l'hymne mondial de la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. « Cela a été une joie de voir que quelque chose d'aussi modeste puisse avoir un retentissement universel ; c'est aussi cela une vocation : partager ses dons », a souligné la religieuse.

Psychologie et foi au service de l'exclusion sociale

Au-delà de son implication dans le congrès, María Vidal travaille comme éducatrice au Centro Padre Damián de Cáritas Salamanca, dédié à l'accompagnement des personnes sans abri. Elle a expliqué comment ces deux dimensions coexistent en elle, affirmant que la psychologie lui fournit des outils essentiels pour aborder la complexité humaine avec respect, rejoignant ainsi sa foi dans le désir de « prendre soin de la vie et l'accompagner ».

María a également souligné les leçons qu'elle reçoit des plus vulnérables : « Ils m'ont appris que la dignité ne se perd jamais et que la personne est toujours plus grande que son histoire. » Interrogée sur la façon dont la question centrale du congrès résonne pour quelqu'un qui a tout perdu, elle a expliqué que, même si la priorité de ces personnes est de survivre, la vocation réside dans « le désir profond de se relever, de recommencer et d'être reconnu comme quelqu'un de valeur ».

La force du laïcat et le don de soi

María a confié que ce qui l'a le plus touchée durant le congrès a été de constater la force et l'expression de la foi des laïcs, découvrant que le quotidien diocésain est fermement soutenu par des hommes et des femmes ordinaires.

Face à une culture contemporaine tournée vers l'accomplissement personnel individuel, elle a défendu la nature « contre-culturelle » de la vocation chrétienne, centrée sur le don de soi : « On se trouve vraiment quand on donne sa vie. Nous ne sommes pas pour nous-mêmes, mais avec les autres. » Elle a également indiqué que les jeunes d'aujourd'hui font preuve d'une grande générosité lorsqu'on leur offre un espace authentique d'écoute et de discernement.

Lien vers l'entretien : https://youtu.be/ccG3sZAfRTg?si=nGOMgu1FpYQH7v2W

20/05/2026