
L’archevêque de Concepción, Sergio Pérez de Arce sscc, a appelé à repenser le débat sur la migration irrégulière au Chili, à la suite d’une lettre publiée ce dimanche 30 novembre dans El Mercurio. Dans son message, il a averti que réduire la politique migratoire à un dispositif fondé uniquement sur l’expulsion ou la menace méconnaît la complexité du phénomène et la dignité des personnes concernées.
Pérez de Arce a souligné que de nombreux migrants vivent dans le pays depuis des années, travaillent, contribuent à la société et ont créé des liens familiaux —y compris des enfants nés au Chili— sans qu’on leur ait offert une véritable possibilité de régulariser leur situation. Il a également rappelé que quitter le pays n’est pas une option sûre en raison de la fermeture des frontières dans les pays voisins et de la crise persistante au Venezuela. L’archevêque a affirmé qu’une politique fondée uniquement sur la coercition “n’est pas humaine, n’est pas rationnelle, n’est pas évangélique”, invitant à explorer des voies plus respectueuses de la dignité humaine. Il a conclu en appelant les autorités et les candidats à la présidence à présenter des propositions plus responsables et humanitaires, s’éloignant de la logique de la punition.
03/12/2025